L’A.P.A. répond au maire d’Aragnouet

Faisant suite aux explications du Maire d’Aragnouet, sur l’endettement de la commune, parues dans « La Semaine des Pyrénées » du jeudi 12 janvier 2012, le Maire met en exergue le lourd préjudice subi pour la commune suite aux recours à l’encontre des permis de construire sur la station de Piau Engaly.

« 4 résidences de tourisme n’ont pu être construites. La perte fiscale annuelle pour la commune est de 195 000 euros. La perte annuelle pour la SEML Aragnouet-Piau-Engaly est de 2 millions d’euros par an. La perte pour la commune et la vallée est de 14 millions d’euros par an ».

La réalité est tout autre. En tant que coauteur des recours, les actions engagées par l’association APA (Aragnouet – Piau Engaly – Avenir), n’avaient pas pour objectif de pénaliser l’économie de la commune et de la vallée, mais de s’opposer à des choix urbains extravagants, menaçant de mettre en péril l’urbanisme actuel de la station.

La légalité des permis de construire était entachée d’irrégularités.

Avec l’invalidation de tous les permis de construire accordés entre 2004 et 2010, 15 au total, les craintes de l’association se sont avérées exactes.

Les recours ont donc abouti à 7 retraits de permis de construire par le Maire et 8 annulations par le Tribunal Administratif.

L’hypothétique préjudice pour la commune n’est pas imputable aux recours, d’autant que ce n’est pas un permis de construire à lui seul qui garantit la faisabilité d’un projet de résidence de tourisme.

L’association estime que trop d’immeubles « standards », se sont construits un peu partout, certains sont déjà « en jachère », conséquence perverse de l’investissement défiscalisé.

Propriétaires et communes sont aujourd’hui victimes de la situation. Au contraire les réserves foncières de la station demeurent intactes, elles ne demandent qu’à être utilisées dans un concept nature déjà fortement ancré à Piau Engaly.

Constructions nouvelles et rénovations ( un hôtel et un village de vacances sont fermés), permettent d’augmenter le nombre de « lits marchands » de la station, pour pérenniser son essor. Pour cela, un mode opérationnel adapté s’impose, sachant que les formules traditionnelles ont atteint leur limite, l’innovation est la seule alternative tant qu’il est encore temps.

Aragnouet a déjà la palme de la dette, il est urgent de sauver la compétitivité de la station.

Cette réponse communiqué par Alain Leblond, président de l’A.P.A. est parue dans La Semaine des Pyrénées du 26 janvier 2012.

 

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